[Politique] Exécutifs municipaux : élections à reprendre à Lomié ,Messok et Bétaré-Oya

Le tribunal administratif de l’Est habileté à connaître du contentieux électoral des municipales du 09 février 2020 vient de vider son délibéré dans les affaires en contestation de l’élection des maires de certaines communes de la région de l’Est. Il s’agit notamment des communes de Betaré-Oya, Messok et Lomié dont la justice vient de constater l’irrégularité et la nullité des récentes élections qui ont vu le choix des’maires. Le verdict est tombé vendredi dernier au petit matin, alors que les audiences avaient débuté le 20 avril. Le Tribunal administratif de Bertoua, sous la houlette de son président, Laurent Ngantchuet Nantcha, devait à statuer sur les onze recours enregistrés. Cette audience, certes publique, était très peu courue, du fait du contexte de la maladie à Coronavirus. L’élection des exécutifs municipaux de Lomié, Messok et Betare-Oya est annulée au motif commun des pratiques avérées de corruption qui ont émaillé le processus. Au cours des débats, certains membres du collège électoral ont publiquement reconnu les faits. Une situation qui n’a pas laissé indifférents les mis en cause manifestement mécontents au moment où le verdict est tombé. Comme toujours en pareille circonstance, l’on a enregistré des mécontents alors que ceux en faveur de qui, le verdict a été prononcé, se félicitaient de la transparence du tribunal. C’est ainsi que les trois maires qui avaient déjà prêté serment, ont crié leur déception. Il s’agit notamment de Nicolas Baba de Betare-Oya, Bachelard Keyo de Messok et Gérard Lomie Mabia de Lomié. Séance tenante, certains ont promis de faire appel de la décision rendue. Au cours de ce même contentieux post électoral, huit autres recours ont été rejetés. Ils concernaient notamment la commune de Garoua-Boulaï où Esther Yaffo Ndœ, maire sortante du Rdpc, souhaitait l’annulation des élections municipales au motif qu’il y aurait des réfugiés centrafricains qui ont voté en faveur de l’Undp, vainqueur au terme des municipales du 09 février 2020. Non fondé, a estimé le juge administratif. Même sort réservé aux requêtes de deux militants de l’Undp qui ont demandé l’annulation des municipales à Mandjou et à Bertoua II. Pour eux, ces opérations électorales étaient entachées d’irrégularités dans ces deux circonscriptions. Pour n’avoir pas versé dans leurs dossiers des preuves convaincantes, leurs requêtes ont été déboutées. Les conseillers municipaux du Rdpc ont aussi attaqué l’élection de leurs camarades maires en justice. C’est le cas à Diang et Nguelemendouka. Ici, ces partisans ont soit prétexté (Incompatibilité de leurs camarades ou la violation de la circulaire du Rdpc. Ce que les juges ont balayé d’un revers de la main parce que non fondé. Enfin, un recours a été rejeté parce qu’il est arrivé hors délai légal. «Nous sommes dans une République où la justice fait encore très bien son travail. Elle veille encore à l’application stricte des lois. Lorsque le président de la République parle de la République exemplaire, c’est parce qu’il sait très bien que nous ne pouvons la bâtir que dans le respect des lois quels que soient nos appartenances politiques», s’est réjoui Alex Mimbang, dont le verdict l’a conforté dans sa posture de maire de Nguelemendouka

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