[Éducation] Université de Buea : l'étau se resserre sur Me Félix Abgbor Balla

Au cours de l’examen du premier semestre le 3 mars dernier, un sujet portant sur la crise anglophone avait été soumis aux étudiants par l’enseignant d’Histoire Politique et Constitutionnelle du Cameroun. Et pourtant, les sujets sur la crise anglophone sont proscrits dans les milieux estudiantins du pays. Pour voir plus clair dans cette affaire, le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement Supérieur et Chancelier des Ordres Académiques a saisi le Vice-Chancellor de l’université de Buea, le Pr Horace Ngomo Manga, pour exiger un compte rendu de la mission à lui assignée depuis le 13 mars 2020 à cause du sujet sur la crise anglophone soumis aux étudiants par Me Félix Agbor Balla. Jacques Fame Ndongo exige des comptes sur cette affaire Le Chancelier des Ordres Académiques exige que des explications lui soient données sur le comportement du militant des Droits l’homme qui se présente comme l’un des instigateurs de la grève des avocats en 2016. Le SETAT-MINESUP a clairement exprimé au Vice-Chancellor, le Pr Horace Ngomo Manga, saisi par correspondance le 13 mars 2020, sur la « transgression du caractère clos et apolitique de l’université ». Sans réponse depuis lors, Jacques Fame Ndongo a relancé le patron de l’université de Buea dans une autre lettre datée du 28 avril 2020. Il écrit: « Je vous avais demandé de mettre définitivement fin (toutes affaires cessantes) aux agissements de Maître Félix Agbor Nkongho Balla, de nature à porter gravement atteinte à l’éthique et à la déontologie universitaire et de me rendre compte de vos diligences, ce qui n’a pas été fait jusqu’ à ce jour ». Jacques Fame Ndongo s’impatiente, et indique qu’il a urgemment besoin d’une suite à cette affaire afin de pouvoir, « rendre compte à la hiérarchie ». Le pot aux roses Des agissements de Me Agbor Balla, il est reproché sous cape à l’enseignant d’Histoire Politique et Constitutionnelle du Cameroun, d’avoir proposé à ses étudiants de première année, lors de l’examen du premier semestre le 3 mars dernier, un sujet ayant trait à la crise anglophone. Il s’intitulait: «La crise anglophone a été causée depuis 2016 par une grève des avocats et les enseignants. Évaluez la validité de cette déclaration ». Le sujet avait suscité des gorges chaudes dans le milieu estudiantin, mais l’enseignant qui croyait avoir proposé un sujet qui colle à l’actualité était loin de s’imaginer que cela constituerait une affaire au-delà de son campus. Joint au téléphone le 29 Avril dernier, l’enseignant affirme n’être pas au courant qu’une procédure initiée depuis lors, visant à le mettre sous éteignoir. « Je l’apprends de vous. Je ne savais pas que le ministre a demandé qu’on me punisse. Je n’ai pas été convoqué, ni par le Vice-Chancellor, ni par lui. Et je n’ai pas reçu non plus de demande d’explication », a-t-il réagi.

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